Problématiques collectivités

Pourquoi le réseau routier se dégrade-t-il lentement ?

La majorité des déplacements se fait par la route, nous avons besoin de ce support pour nous déplacer.

Dégradation réseau routierIl y a souvent confusion entre le mobile et le support ; le véhicule peut être polluant (certains le sont), mais l’infrastructure routière est capable d’accueillir toutes les mobilités.
Notre pays dispose d’un réseau routier aussi vaste que structuré, il représente un million de kilomètres, soit le cinquième du réseau routier européen.
L’étendue et la qualité de ce patrimoine ont été rendues possibles grâce aux efforts de la puissance publique et à l’expertise des acteurs privés.

Il est important d’entretenir ce réseau, ses infrastructures, ses équipements, pour notre sécurité, pour sa pérennité !
Toutes les routes parfaitement entretenues permettent de faire baisser les émissions de gaz à effet de serre !
Les collectivités locales, gestionnaires, vont devoir s’engager dans une politique technique de gestion à long terme.
Il faudra valoriser le patrimoine, et identifier la plus-value apportée par ses améliorations et son entretien annuel, pour inciter les élus locaux à mieux l’entretenir.

Le mandat 2026-2032 le fera-t-il ?

 

Créer un pédibus ?

26/09/25

C'est la rentrée scolaire, comment garantir la sécurité routière devant l'école ?

De nombreux parents emmènent leurs enfants à l'école en voiture. En 1976, près de 80 % des déplacements domicile-école se faisaient à pied, contre seulement 60 % en 1995. Pourtant, les distances sont souvent courtes  et peuvent facilement se faire à pied. C'est ainsi qu'est née l'idée du pedibus. Il s'agit d'un ramassage  scolaire pédestre. Développé dans plusieurs collectivités, le principe est repris par Genève en 1999 et par Lausanne en 2001, où un réseau de 6,5 km de transports collectifs à pied est mis en place, réparti sur 15 lignes de pedibus.

Pourquoi agrandir le parking devant l'école ?
Pourquoi surcharger la rue de voitures ?

Créer un pedibus ?
Oubliez la voiture, ce sont à présent les parents ou des bénévoles qui, à tour de rôle, accompagnent les élèves à l'école… à pied !
Ainsi, chaque matin, les enfants du quartier attendent l'accompagnateur devant un panneau signalétique facilement identifiable grâce à son badge, son gilet fluorescent et son bandeau. Le trajet peut compter plusieurs arrêts afin de récupérer ou déposer d'autres enfants en cours de route.

 

50 ans de sécurité routière

Les chaussées françaises restent parmi les plus dangereuses d’Europe, même si les progrès réalisés depuis 50 ans ont permis de mettre fin à cette « exception française ».

(inspiré d’un article de John Lichfield paru dans « Courrier international »)

Il y a 50 ans, traverser la France (de Cannes à Cherbourg) représentait un réel danger. En 1971, le nombre de morts sur les routes françaises avait, pour la première fois, dépassé les 16 000 ; les mois les plus meurtriers avaient été juillet et août, les départements les plus touchés, les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône. Entre les années 1950 et les années 1970, se placer en voiture était dangereux ; le nombre de morts avait doublé entre 1960 et 1971.

Depuis, d’énormes progrès ont été réalisés en un demi-siècle, le nombre de morts sur les routes en 2023 est de l’ordre de 3200 ! le nombre de véhicules sur les routes augmente, les accidents diminuent !

En 1971 et 1972, la France perd l’équivalent d’une petite ville sur les routes, sans prendre en compte les personnes grièvement blessées ou handicapées.
Dans ce contexte, le Premier ministre de l’époque, Jacques Chaban-Delmas, crée en juillet 1972 le « Comité interministériel pour la sécurité routière ».
On comprend à ce moment que l’état du réseau routier n’est pas le seul responsable ; le comportement du conducteur est la cause principale. Un film est tourné en 1973, montrant une vue aérienne des 16 000 habitants de la ville de Mazamet, gisant dans les rues de la ville comme s’ils étaient morts.

Entre 1973 et 2002, la circulation automobile a pratiquement triplé, mais le nombre d’accidents et de victimes a diminué de moitié ; les campagnes de sensibilisation ont porté leurs fruits.
Les années 1970 ont vu la réglementation se mettre en place :

  • La vitesse hors agglomération n’était pas limitée avant 1973.
  • Le port de la ceinture de sécurité à l’avant n’était pas obligatoire avant 1979.
  • Le port du casque pour les motards n’était pas obligatoire avant 1976.

À partir de 2002, pour son deuxième mandat présidentiel, Jacques Chirac fait de la sécurité routière une priorité ; le contrôle des limitations de vitesse est mis en place ; les radars automatiques apparaissent sur les routes. Les radars sont désormais courants sur le bord des routes.
Le nombre de victimes a brutalement chuté, c’est en 2023 le chiffre le plus bas depuis 1926, alors que le nombre de véhicules est passé de 809 000 (en 1926) à 38 900 000 aujourd’hui.

La France compte proportionnellement beaucoup plus de petites routes de campagne que l’Allemagne et le Royaume-Uni ; celles-ci participent, pour leur part, à l’insécurité routière.

 

Le transport et la mobilité

« Aujourd’hui, ce ne sont pas les gros qui mangent les petits, ce sont les rapides qui dépassent les lents. »

Ce bon mot s’applique aux déplacements !

Aujourd’hui, les jeunes sont de plus en plus connectés, (les seniors aussi !), avec leurs mobiles. Avec cet outil, ils sont en capacité de trouver, en temps réel, les meilleurs solutions de déplacement.

  • Le service transport dispose d’un « service information voyageurs » connectable pour une information en temps réel.
  • Le co-voiturage fonctionne au niveau local.
  • Les services « transport à la demande » se développent.
  • La location au coup par coup de véhicules ou vélos est en voie de développement.
  • L’identification de trajets à réaliser est facile pour le compléter, si nécessaire, à la marche à pieds.  

À la collectivité, responsable de la mobilité, et à ses prestataires, de s’adapter, mieux, d’anticiper sur les conséquences de ces pratiques.


Le transfert de routes, d’une collectivité à l’autre

Le département est, encore aujourd’hui, la collectivité de référence sur la route.

Depuis les lois de décentralisation, et leurs dispositions d’application, cette collectivité a pris le relais des services de l’État.

Cette compétence n’a pas été transférée à la région, même si le sujet a été d’actualité ces dernières années.

Demain, qui va gérer les routes ?

  • Les métropoles, c’est sûr.
  • Entre les EPCI (établissement public de coopération intercommunale) et le département, quel équilibre sera trouvé ?

Nous sommes à l’aube de transferts qui vont générer de nouveaux modes de gestion des routes, sur des périmètres différents, avec des collectivités au fonctionnement différent.

Le problème de la gouvernance résolue, avec quel savoir-faire ? et avec qui gérer ?

 

La mobilité demain : réflexion sur les évolutions possibles

Trois éléments vont venir impacter notre mobilité dans les années à venir :

  • les Z.F.E (zones à faible émission) en ville vont restreindre fortement la capacité de circulation des véhicules.
  • le renouvellement du parc automobile et le changement de motorisation (la fin de vie du moteur atmosphérique !).
  • les aménagements pour une mobilité « plurimodale » en ville et dans les territoires.

Est-ce que ce sont les trois seules données ?
À quelle vitesse vont-elles avoir un impact ?
Comment les Français vont-ils accepter une évolution de leurs habitudes de déplacement ?
Chacun a sa réponse, et collectivement, nous n'avons pas toutes les réponses !

 

La mobilité à Paris il y a 120 ans

Un document relooké nous fait revivre cette période !

 

Date de dernière mise à jour : 21/01/2026